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LONG COURRIER

La raviole, cette bouchée vivante qui, bavarde, nous raconte son histoire. Elle vient tantôt vous exploser en bouche dans déluge de bouillon chaud et relevé comme les khinkali géorgiens. Vous satisfaire le palet avec l'umami prononcé du parmesan réhaussé généreusement d'un pesto de noix comme dans le Piémont. Grillé, pour un côté canaille, gras, mais malicieusement frappé de gingembre, comme ces gyoza japonais - libre interprétation de leur modèle chinois les jiaozi. Épris d'une douceur bienveillante, comme ces surprenants vareniki ukrainiens à la cerise griotte et crème aigre. La raviole est un plat universel, qui se mange à sa guise en fonction du temps, de la géographie, de son histoire. Une Table dans le Maquis voyage, et fort d'un sens du devoir, se doit de croquer la raviole par monts et par vaux. Du Japon à la Provence, saurez-vous reconnaître les pays traversés ?